Trouvailles

Nelson et ses illustrateurs  (Trouvailles) posté le jeudi 01 novembre 2007 09:54

Quels sont les illustrateurs qui ont collaboré avec les éditions Nelson ?

      

La qualité des ouvrages fabriqués par les éditions Nelson passait également par ce que nous appelons aujourd'hui le "design", l'apparence de l'objet.

    

Les Nelson jaunes étaient protégés par une jaquette dont l'utilité était triple :

     - Rappeler par une illustration un moment

       emblématique du contenu de l'oeuvre.    

     - Utiliser les rabats pour informer des parutions
       existantes ou à venir.

     - Utiliser le dos de la jaquette pour faire de la publicité,
       soit pour les éditions Nelson,

       soit pour d'autres causes.

    

A l'intérieur du volume, à gauche de la page de titre, une illustration, souvent la même que celle de la jaquette, venait renforcer le message du texte.

    

Et parfois, dans le texte, certains volumes comportaient des illustrations, soit "dans le texte", soit "hors texte".

    

Les éditions Nelson ont donc collaboré avec des illustrateurs connus ou inconnus. Et là, ma compétence va s'arrêter à compiler les noms des illustrateurs que j'ai pu décrypter.

    

Je fais donc appel aux spécialistes des illustrateurs pour m'aider dans la rédaction de cet article.

Je vous soumet une liste que je vous remercie de compléter par toutes les informations que vous pouvez détenir.

Je n'ai repris que les illustrateurs des Nelson jaunes. Pour les autres collections, je ferai un autre article.

    

Auer F – 305 - Le serment

Blampied Edmund - 147 - Voyageuses

Blampied Edmund - 150 - Belle Rose

Blampied Edmund - 158 - Le roman de Léonard de Vincy

Blampied Edmund - 159 - Du 18 Brumaire à Waterloo

Blampied Edmund - 162 - Colette Baudoche

Blampied Edmund - 163 - Les déracinés

Blampied Edmund - 164 - L'appel au soldat

Blampied Edmund - 165 - Leurs figures

Blampied Edmund - 170 - Le roman de la momie

Blampied Edmund - 174 - Figures et choses qui passaient

Blampied Edmund - 175 - La robe de laine

Blampied Edmund - 177 - Napoléon et la paix

Bloch Marcel – 401 - Salammbô

Campbell M – 309 - Trois hommes en balade

Dutriac G – 304 - La bête

Dutriac G - 422 - Le barrage

Lelée Léo – 415 - Jean des Figues

Poirier Jacques – 445 - Le Mouron rouge conduit le bal

Retif Maurice – 135 - les aventures de mer

Retif Maurice - 289 - La mare au diable

Routier Jean – 291 - La guerre du feu

T H R – 069 - Le maître de la mer

Vallée George – 009 - Les Roquevillard

Vallée George - 344 - Derrière le voile

Vallée George - 387 - Le rire de Maurin des maures

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Pseudonyme de Pierre de Couvelain  (Trouvailles) posté le samedi 30 juin 2007 22:53

 Qui se cache derrière l’écrivain, Pierre de COULEVAIN ?

    

Jeanne Philomène Laperche, alias Pierre de Coulevain, est née à Bordeaux le 9 avril 1853. Ses parents étaient propriétaires d’un hôtel, rue de la Douane.

  

En 1879, sa mère, madame Laperche, veuve, vient s’installer à Paris avec sa fille Philomène et son fils Paul, avocat à la cour d’Appel.

  

En 1882, Philomène épouse Jean Fernand Lafargue, un ami bordelais de son frère, « monté » lui-même à la capitale pour y faire une carrière littéraire. Il est journaliste à la Chambre des députés et romancier. Il sera secrétaire puis vice-président de la Société de Gens de Lettres entre 1893 et 1903, date de sa mort.

  

Les Lafargue auront 3 enfants: un fils René, et deux filles, mortes en bas-âge.

  

En 1898, Philomène publie, sous un pseudonyme « Hélène Favre de Couvelain », son premier roman, « Noblesse Américaine », , récompensé en 1899 par le « Prix Montyon ».

    

En 1901, elle publie son deuxième roman, « Eve Victorieuse » sous le pseudonyme de Pierre de Couvelain, et de nouveau le prix Montyon. C’est ce pseudonyme qu’elle conservera pour ses publications.

  

En 1903, après le décès de son mari et de sa mère, et le départ de son fils René, admis à l’Ecole Forestière de Nancy, Philomène décide alors de mener une vie “Sur la branche”, comme elle le laisse entendre dans ses romans.

   

Quelques mois plus tard, en 1904, paraît son troisième roman, « Sur la Branche ».

  

En 1906 ce sera « L’Ile Inconnue », sur les mœurs anglaises ; « son journal » dit-elle, écrit lors d’un séjour de plusieurs mois en Angleterre.

  

En 1908, dans « Au Cœur de la Vie », c’est la Suisse qui est longuement évoquée.

   

En 1913 paraît « Le Roman Merveilleux », c’est « le roman de la Terre… celui que les puissances divines élaborent dans les profondeurs de l’Infini… » Sa pensée y est très marquée par la théosophie et son livre sera mis à l’Index.

   

Les romans de Pierre de Coulevain ont une forme autobiographique, ce qui est troublant pour le lecteur, tenté alors de confondre l’écrivain et le personnage du roman. C’est ainsi qu’à la fin du Roman Merveilleux, elle fait mourir en Suisse son personnage de Pierre de Coulevain ; d’où les erreurs biographiques.

   

Vient le grand bouleversement de la guerre de 1914-1918. Son fils, marié et Inspecteur adjoint des Eaux et Forêts à Blois, est tué en Champagne en 1915.

   

En 1917, elle rentre à Paris, non loin de sa belle-fille, veuve, et de ses deux petites-filles jumelles de 10 ans. A cette époque encore, sa recherche spirituelle l’amène à fréquenter les cercles théosophiques où elle entraînera sa belle-fille.

   

Pierre de Coulevain ne publiera plus rien après la guerre, si ce n’est un roman pour enfants, « l’Epreuve de Georges » et quelques traductions de l’italien, sous un autre pseudonyme masculin.

    

Sa première traduction de l'italien est celle du livre d'Emilio Salgari (1862 – 1911), "les Brigands du Sahara", qui date de 1911 aux éditions J. Taillandier. (Si quelqu’un est en possession de ce livre, merci de bien vouloir m’en tenir informé, car je cherche à me le procurer.)

Le pseudonyme de Jean du Gurp vient probablement de ce qu'elle allait chaque année passer l'été à Soulac-sur-Mer (33780 en Gironde).

   

Par sa petite-fille, décédée maintenant, je savais qu'elle traduisait encore après la guerre de 1918 et se rendait de temps en temps en Italie, mais je n'ai rien retrouvé.Elle fait partie du jury du « Prix Femina », depuis sa création en 1904 jusque dans les années 20.

   

Elle décède le 16 mars 1927 à Boulogne sur seine, et curieusement, dans l’acte de succession, nous lisons ceci : « Il est fait observé que la défunte demeurait en pension de famille ou chez des amis, et qu’elle n’avait pas de mobilier en dehors de sa garde-robe personnelle ».

Toujours « sur la branche »… 

      

Danièle Clément.

         

Un très grand merci à Danièle Clément pour cet article passionnant.

             

Bibliographie

        

Noblesse américaine 1899

(Editions Paul Ollendorff, Editions Albin Michel, Société des éditions littéraires et artistiques, Editions New York C Scribner’s sons)

       

L’épreuve de Georges

(Editions Hachette pour « Bibliothèque rose illustrée », illustrations de A Pecout)

        

L’île inconnue

(Editions Calmann Levy, Editions Nelson, Editions Cassell & company ltd, Editions Dodd Mead)

        

Le roman merveilleux

(Editions Calmann Levy)

       

Au cœur de la vie

(Editions Calmann Levy, Editions New York Dutton, Editions S’Gravenhage)

       

Eve victorieuse

Editions Nelson

    

Eve

(Editions GP Putnam’s sons)

       

Sur la branche

(Editions Calmann Levy, Editions Calmann Levy dans la « collection Pourpre », Editions New York Dutton)

       

Prix Montyon

Créé par Jean Baptiste Antoine Auget Baron de Montyon

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Qui se cachent derrière les Pseudonymes ?  (Trouvailles) posté le samedi 30 juin 2007 22:46

Vos questions m’ont donné l’idée de constituer une liste des pseudonymes utilisés par les auteurs publiés chez les éditions Nelson.

   

Je la soumets à vos critiques et compléments.   

Mise à jour du 10 septembre 2007.

    

About Edmond

Pseudonyme de François Valentin

né le 14 février 1828 à Dieuze en Lorraine

mort le 16 janvier 1885 à Paris 

  

Adine France

Madame Coucke née Cécile Van Dromme,

1890 - 1977 

  

Armandy André

Pseudonyme de André Albert d'Aguilard

né en 1882 à Paris

mort en 01 1958 à Paris 

   

Brada

Pseudonyme de Mme la Comtesse de Quigini Puliga Henrietta Consuelo Sansom 

   

COULEVAIN, Pierre de

Pseudonyme de Madame Jeanne Philomène Laperche, épouse Jean Fernand Lafargue.

Née le 09 avril 1853 à Bordeaux

Morte le 16 mars 1927 à Boulogne sur Seine

   

    

Eliot George

Pseudonyme de Mary-Anne Evans

née le 22 11 1819 à Nuneaton

morte le 22 12 1880 à Londres

    

    

Gréville Henry

Pseudonyme de Mlle Alice Henry, épouse Durand,

1842 - 1902  

    

Gyp

Pseudonyme de Mme la Comtesse de Martel

1850 – 1932 

    

    

Rosny Aisné Joseph Henri

Pseudonyme de Joseph Henri Boex.

né en 1856 à Bruxelles Belgique.

mort en 1940 à Paris.

    

    

Sand George

Pseudonyme de Mme Aurore Dupin (mariée à François Casimir Dudevant).

née le 01 07 1804 à Paris.

morte le 08 06 1876 à Nohant.

    

Vioux Marcelle

Pseudonyme de Marcelle Viougeas ou Viouja ?

1895 – ? 

    

Nelson Illustré

    

La BRETE Jean de

Pseudonyme de Cherbonnel Alice

1858 - 1945 

Vécue dans la propriété familiale à Le Breuil Bellay, commune de Cizay la Madeleine, canton de Saumur (Maine et Loire)

   

OWL Grey

Wa sha quon asin Hibou gris 

   

      

    

Collection Espagnola

   

Azorin

Pseudo de MARTINEZ Ruiz José  

    

   

Le coin des enfants

    

DE GIRARDIN

Mme Emile de GirardinDelphine Gay

Pseudonyme de Léo Lesprès et du Vte de Launay 

     

    

BOWEN Olwen

Charlemagne dit
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Les collections Nelson et leur fabrication - Couverture de devant  (Trouvailles) posté le lundi 25 décembre 2006 14:17

Une nouvelle fois, merci à Gilles Arend qui nous a adressé les "scans" de cette brochure.

Il nous permet ainsi, d'enrichir notre site, entièrement dédiés aux éditions Nelson, d'une brochure très intéressante, sur la méthode de fabrication utilisée dans les usines d'Edimbourg.

A votre avis, qui a imprimé cette brochure ?

Les éditions Nelson serions-nous en droit de dire. Et bien, livrons-nous à notre jeu favori, l'analyse des détails, mon cher Watson... 

Juste un détail surprenant. En bas à droite de la page 10, que lisez-vous ?

Et oui, le nom d'un imprimeur. "Imp Kapp Paris". Etonnant n'est-ce pas de voir que ce document qui vante les mérites de la technique de fabrication des livres des éditions Nelson a été confectionné pa un autre imprimeur. Rendons grâce à la famille Nelson, elle a fait travaillé à l'époque une imprimerie française.

Merci à toutes les collectionneuses, tous les collectionneurs, toutes les amatrices et tous les amateurs de Nelson, qui auraient des documents sur les éditions Nelson, d'avoir la gentillesse de m'en envoyer une photographie, ou un scan, afin d'en faire profiter toute la communauté des Nelsonmaniaques.

Ce site est le votre, merci de le faire vivre, merci pour vos apports de connaissances, et merci pour toutes les photographies que vous voudriez bien m'envoyer.

Je rappelle l'adresse électronique :

nelsonmania@laposte.net

A bientôt.

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Les collections Nelson et leur fabrication - Page 1  (Trouvailles) posté le lundi 25 décembre 2006 14:16

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